Jean-Paul Alata
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La pluie reprit et les cris redevinrent indistincts. Je retrouvai un peu de sommeil. J'y étais plongé cette nuit-là quand je fus appelé à la commission. Sous une averse diluvienne, je montai dans la Jeep et parvins au bureau me demandant avec inquiétude ce qui m'arrivait encore.
Un homme en bleu de prison était affalé sur l'escabeau. A mon entrée,
il tourna vers moi un visage creusé de rides, sans âge. Le regard était
hagard, les épaules affaissées, les saignées des coudes marquées
de stries rouges exsudant le sang. Menottes aux poignets, l'inconnu me dévisageait
sans que je puisse le situer.
Approche-toi, camarade Alata.
Ismaël, très
aimable, m'indiquait un fauteuil, placé de biais, près de la table.
Je t'ai fait venir pour un problème délicat. Le colonel
Diallo, ici prés ton nom qu'il a donné comme agent recruteur et
depuis 1960 ! Cela ne cadre pas du tout avec ta déposition. Aussi avons-nous
grande envie de le renvoyer à la cabine technique. Qu'en pensez-vous, colonel?
Aux mots « cabine technique » le détenu avait eu un léger
sursaut et recherché plus franchement mon regard.
Que peux-tu faire pour le colonel? L'as-tu réellement recruté ?
Cela détruirait la vraisemblance de tes déclarations. Non, je préfère
le renvoyer. Il va trouver une autre explication.
J'étais de nouveau envahi d'une haine brûlante. Cette pauvre loque
humaine prostrée devant moi faisait pitié. Diallo?
Il avait été un des rares officiers guinéens à s'être
battu lors de l'agression. Blessé grièvement au dernier combat contre
les mercenaires, évacué pour opération en Allemagne démocratique 1,
il terminait à peine sa convalescence. Décoré et félicité pour
sa bravoure, sa fidélité au régime, héros national présenté pompeusement
au Congrès qui avait décidé en janvier 1971 de la mort de tant
d'hommes, le voilà maintenant déchu, misérable, bientôt
convaincu de haute trahison.
Décidément, Ismaël ne
respectait rien, surtout pas le courage. Je compris, à cet instant même,
que tous ceux qui s'étaient battus pour le Parti, le président et
le pays, en novembre 1970, seraient impitoyablement poursuivis, humiliés
et éliminés.
Soudain, je décidai d'aider le vieil homme. Diallo avait
dépassé la soixantaine. Officier sorti du rang de l'armée coloniale
française, il était assez effacé pour qu'on ne parle guère
de lui en Guinée. Mais il était le plus haut gradé Peul et
cela seul le désignait à la haine d'Ismaël.
Mais je voulus qu'Ismaël comprenne
bien que je n'étais plus dupe, que j'allais accepter, les yeux grands ouverts.
M'approchant du colonel, je lui demandai:
Vous me connaissez, colonel ?
Avec un vieux réflexe de franchise d'officier, le vieux répondit:
De nom, oui, comme tout le monde en Guinée mais nous ne nous sommes
jamais rencontrés.
Le ministre tiquait déjà mais j'enchaînais:
Où se trouvait mon domicile en 1960, colonel, à l'époque
où vous avez été recruté?
Dixinn, bien sûr !
C'est à mon domicile que vous avez dit m'avoir vu?
Ismaël répondit
pour lui:
Commandant, à l'époque, le bataillon de Kankan, Diallo ne
pouvait voir ses contacts français qu'à ses passages à Conakry
et à leur domicile pour traiter de telles affaires!
Je souris, négligeant son intervention, continuai de m'adresser directement
au prisonnier:
Je n'ai habité Dixinn qu'en 1963, colonel. En 1960, j'étais à Conakry
I, à Sandervalia, à plus de dix kilomètres de l'endroit que
vous indiquiez.
La crainte reparut dans le regard qui me fixait. Ismaël l'interpella
!
Je te redescends à la cabine!
Je continuai de sourire et, cette fois, fis face au meneur de jeu.
Est-ce bien nécessaire ? Il est clair que je n'ai pas plus recruté cet
homme que les autres. Alors pourquoi ne pas l'ajouter à mon tableau de chasse!
Ismaël me regardait
intensément.
Je suis dans l'affaire jusqu'au cou. Je sens le chanvre de Tumbo. Quelle
importance? Nous savons tous la vérité !
C'est bien. » Le ministre inspira profondément. « Cela
arrange pas mal de dépositions en cours; tous les officiers, arrêtés
dépendaient du colonel. Maintenant il ne te reste plus qu'à l'aider à rédiger
sa déposition. Vous pouvez lui faire confiance, colonel.
Le vieil homme tourna son regard éteint vers moi.
Bien sûr. Depuis janvier, je sais qu'il était le patron de toute
cette affaire de 5e colonne. Il n'y a que lui qui puisse m'aider à écrire
ce que vous exigez de moi.
Je me fis donc son auxiliaire. Sur tout ce qu'il faisait, Ismaël laissait
planer une ombre. Il n'était pas question de dire franchement: c'est une
comédie, tu vas déclarer ceci, signer cela, toi et moi savons que
tout est faux, alors aucune importance que nous en déclarions plus ou moins.
Il était plus subtil. L'inculpé devait, après avoir accepté ce
qui lui était présenté, le faire sien définitivement.
Dans cette affaire des officiers il s'était pris à son propre piège.
Les ayant interrogés après moi, il s'était aperçu que
j'étais le seul à pouvoir représenter le pivot idéal
de leur recrutement. Malheureusement, ma déposition était déjà rédigée.
Si j'avais refusé de me plier au jeu, ou bien on m'y aurait forcé par
de nouvelles pressions, ce qui était tout de mêênant, après
la communication du président et
la promesse de visite, ou bien on aurait cherché un nouveau bouc émissaire,
probablement Alassane Diop, ancien
officier français.
Quant à se préoccuper de ce que penseraient les capitales étrangères en apprenant que les héros de la résistance à l'agression allaient se déclarer en accord total avec les envahisseurs, tous les civils qui avaient couru s'armer, tous les militaires qui s'étaient engagés dans l'action furent dénoncés comme complices. Les morts même n'échappèrent pas. L'expert allemand dont la radio guinéenne avait proclamé le courage et le dévouement, les officiers supérieurs tués aux portes de leur camp, furent déshonorés, traînés dans la boue. Ils avaient tous été abattus par erreur par leurs complices!
J'espérais qu'aucune chancellerie ne se laisserait prendre à cette
grossière déformation des faits. Pour moi, le rôle exact d'Ismaël commençait à se
dessiner suffisamment et je plaignais le président.
Une fosse était lentement creusée sous ses pieds. Le vieil éléphant
Sily, tant chanté, allait bientôt y tomber.
En attendant, Diallo me valut des sorties fréquentes de mon trou et un surcroît
appréciable de cigarettes.
Après en avoir terminé, je posai la question qui me brûlait
les lèvres:
Et Tenin?
Le ministre se mit à rire.
Il y en a qui consacrent leur vie à un peuple et à la Révolution.
Toi, tu ne penses décidément qu'à ta femme! Il faut te refaire
encore quelques jours. Pas question que ta femme aille partout répandre le
bruit qu'on vous fait mourir de faim. Le camp a assez mauvaise réputation.
Tu as notre promesse. Tu la verras.
Quelques jours après, je fus encore extrait de ma cellule. C'était
un civil, cette fois, un grand et beau gars que je connaissais bien, un
jeune Malinké qui avait interrompu de très
brillantes études dès que le président avait
fait appel à lui. Fin, intelligent, Korka était
devenu, en quelques années, la coqueluche de la jeunesse de Conakry. C'était
un danger terrible que cette popularité et je ne fus pas trop étonné de
le retrouver au banc d'infamie...
Toutefois, il n'était pas menotté. Ismaël paraissait
lui parler sur le ton le plus amène que je ne lui avais vu employer qu'à mon égard.
Interloqué, je restais sur le seuil. Le ministre me fit un grand appel du
bras.
Ah, voici le camarade Alata. Korka,
connais-tu notre ami?
Nous nous estimions mutuellement beaucoup, avions eu maintes occasions d'échanger
nos idées.
Oui, je le connais très bien.
L'appréciais-tu autrefois'?
C'était même un ami.
Je le savais. C'est pour cela que je l'ai fait venir. Tu n'as pas confiance
en moi, peut-être le croiras-tu?
Alata, poursuivit-il, Korka se
fatigue et nous fatigue tous inutilement. Il a fallu dix jours pour lui faire admettre
qu'il appartenait au réseau SS nazi et au Front. Le voilà qui discute chaque
terme de sa déposition.
Pardon, camarade ministre, reprit doucement Korka.
Je suis resté treize jours à la diète complète, dont
cinq à la cabine technique. C'est donc le treizième jour et non le
dixième que j'ai accepté je me demande encore pourquoi de
reconnaître mon appartenance à ces deux organismes. Mais l'affabulation
que vous me présentez maintenant, ces histoires de complots, d'attentats,
de contacts avec des chefs d'État à l'extérieur, au cours de
mes missions, non, ce n'est plus possible. Ma déclaration suffit à me
faire pendre. Tuez-moi et qu'on ne me parle plus de rien.
Ismaël s'exclama
de dépit. Pour reprendre son calme, il prit une de ses Dunhill, m'en offrit
ostensiblement une, ignorant mon compagnon. Surprenant son regard étonné;
Je lui ai offert une cigarette. Nos relations ne sont plus celles de juge à prisonnier.
Alata est, à mes yeux, plus qu'à moitié réhabilité.
Pourquoi ? Après avoir comme toi, livré son petit combat personnel
pour ce que vous appelez votre honneur, il a compris et maintenant il nous aide
en reconnaissant l'ampleur des crimes qu'il a commis. As-tu lu sa déposition?
Le détenu hocha affirmativement la tête.
J'étais encore libre quand on l'a publiée. Terrible!
Terrible, oui. Combien le croient mort en ville? Personne ne peut s'imaginer
que survive l'auteur de tels crimes! Et pourtant, tu le vois: non seulement il est
en vie mais il a toute mon amitié. Il va même, très prochainement,
recevoir la visite de sa femme!
Il me vit qui fixait les avant-bras de Korka, à peine
marqués et ses mains qui ne souffraient, apparemment pas, de difficultés
de préhension.
Tu as raison, Alata. Korka parle
de ses cinq séances à la cabine. On ne lui a pas fait grand mal. J'y ai veillé.
Le plus difficile pour lui, cela a été la diète et encore!
Nous tenons à lui. Nous voulons qu'il comprenne. Il est beaucoup trop jeune
pour ne plus servir la cause. Je vous laisse seuls quelques minutes. Tu as des cigarettes
sur la table mais ne lui en donne pas encore. Il n'y a pas encore droit, pas assez
sage!
Il sortit, laissant, pour nous surveiller, un milicien
assis derrière
nous, l'AK en travers des genoux.
Tu as déjà fait le premier pas, dis-je à mon voisin, à voix
basse. As-tu accepté l'adhésion et la perception de primes?
Oui, comme l'a dit Ismaël,
j'ai reconnu le réseau SS nazi. Non, mais quel nom! et le Front! C'est assez
dingue comme ça!
Je me méfiais. Le milicien pouvait avoir une autre mission que nous surveiller
physiquement. Il fallait que Korka comprit à mi-mot.
Pourquoi dingue? La vérité n'est jamais insensée.
Mon vis-à-vis, sursauta comme brûlé au fer rouge.
La vérité, dis-moi un peu, Alata? Pendant toute ta longue carrière
d'espion international, peux-tu affirmer avoir vu mon nom, une seule fois, sur une
liste de sympathisants ou d'agents?
Il était gris de colère.
Je souris, me penchai à toucher de la tête le jeune homme. Ou coin
de l'oeil, je surveillais le milicien, indifférent!
Et toi, Korka? » J'articulai lentement,
voulant faire comprendre mon message. « Dans toute ta longue carrière
de diplomate, peux-tu affirmer que tu t'es douté jamais que je sois un espion?
Ma phrase n'avait aucun sens. Elle voulait seulement provoquer une réaction.
Il savait que j'aimais aller droit au but, trop brutalement même. Une telle
ambiguïté allait le faire réfléchir. Effectivement, il
me regarda interloqué Lentement son visage s'apaisa.
Ses yeux perdirent leur lueur d'animosité.
Alors, que dois-je comprendre dans tout cela si tout est aussi faux ?
Le zéro et l'infini, Korka,
le zéro et l'infini.
Le zéro et l'infini ? A notre tour, à nous?
Dans les livres que nous avons lus tous deux, vieux frère, il y a
tant de questions qui ne reçoivent aucune réponse. Ouvre les yeux
! Peut-être pourrons-nous trouver notre réponse?
Korka crispa les mains. La révolte de mon
ami ne pouvait trouver aucun exutoire ; un nouveau rat avait été introduit
dans la cage. Il commençait à flairer le grillage.
L'aveu, repris-je doucement, plaignant Korka de
tout mon coeur.
Je ne risquais rien du milicien, qui ne pouvait rien y comprendre.
N'y a-t-il pas d'autre moyen, Jean ? Ne pouvons-nous rien sauver?
Il y a quelque chose à sauver. Vivre, c'est important. Puisque nous
n'avons pas pu mourir.
Korka resta quelques minutes
plongé dans
ses pensées, ses mains se serrant et se détendant nerveusement.
Comme j'ai été bête ! Dire que j'ai cru, pour toi ! Ici,
chez nous, dans notre petit pays, je ne voulais pas comprendre, voilà la
vérité!
C'est cela, Korka. Tu
savais et tu refusais. Accepter quand on est directement concerné, c'est dur. On se dit que cela
ne peut pas vous arriver à vous. Et voilà, nous y sommes. Il nous
reste à en tirer le meilleur parti.
Oh, pour cela. » Il eut un geste de lassitude, étendant les
mains devant lui, à toucher mes genoux. « Nous sommes fichus !
Qu'est-ce que j'entends?
La voix retentit à nos oreilles. Ismaël était
revenu sans que nous n'y prenions garde.
Qui parle de fichus? Alors, Alata, tu as échoué? Il ne veut
rien entendre?
Au contraire, répondit Korka.
Il m'a convaincu. Je parlais de moi. Tout est fichu pour moi. Quand j'en aurai terminé avec
cette déposition, je serai tellement couvert de merde qu'il ne me restera
pas un coin assez retiré pour m'y cacher.
Alors, Alata ne t'a convaincu qu'à moitié! En servant le Parti,
en aidant la Révolution, c'est un sentiment de fierté que tu dois
ressentir, non de honte. En libérant ta conscience, tu t'ennoblis. C'est
maintenant que tu prends place parmi les vrais révolutionnaires.
Je touchai légèrement du pied mon ami. Il ne fallait pas qu'il se
laissât entraîner dans des discussions où son honnêteté intellectuelle
risquerait de se révolter encore. Il n'y avait aucune alternative. C'était
un sens unique qu'on nous ouvrait.
Korka est résolu à déposer,
affirmai-je. Vous n'avez donc plus besoin de moi.
Ismaël secoua
la tête.
Mmmm... Nous avons encore besoin de toi à moins que tu ne t'y refuses
catégoriquement. Je connais cette espèce d'intellectuel tourmenté.
Il va être pris de remords et tout bousiller. Il lui faut quelqu'un pour le
conseiller.
Il nous tendit son paquet, alluma nos trois cigarettes.
Korka appréciait très visiblement
ces bouffées et je me souvins du goût de la Dunhill de juin!
Tu es un intellectuel aussi, Alata, mais tu es marxiste. C'est ce que ton
ami nous a toujours affirmé. Il fallait que tu comprennes où était
la bonne voie. Une fois engagé tu iras au bout. Korka est
de la mauvaise engeance, celle qui s'interroge en permanence. Nous allons le transformer
en bon militant.
Korka éleva la voix.
Il souriait.
C'est moi qui demande à Alata de m'aider. Tu as été arrêté depuis
le début des opérations. Il y a des points que tu comprends bien mieux
que moi. Rends-moi ce service.
Le ministre se réjouissait parfaitement de l'entente.
J'en demeurai soucieux. Je m'estimais trop intimement mêlé à toutes
les étapes de la procédure. N'était-ce pas là le prix à payer
pour voir Tenin?
Intégré au régime pendant treize ans, me voilà compromis
par lui dans ma vie de prisonnier. Mais, pouvais-je refuser? En aurais-je le courage? Ismaël me
regardait en souriant.
Des cris aigus interrompirent
le silence nocturne. Atroces! De véritables cris d'égorgé.
Le ministre n'avait pas cessé de sourire.
Il répondit à notre regard interrogateur.
Big Croc. Le gros boeuf ne se trouve bien que suspendu comme un régime de
bananes dans une mûrisserie. Ne le plaignez pas!
Je glissai:
Pourquoi ne pas le raisonner aussi ?
Le visage d'Ismaël durcit.
Colère et mépris se disputaient clairement son expression quand il
regarda vers la porte et appela:
Kourouma!
Un adjudant parut sur-le-champ.
File en personne à la cabine. Ce gros porc joue la comédie pour les apitoyer. Qu'on le chauffe sérieusement. Je saurai reconnaître à sa voix si c'est suffisant.
Nous regardant ensuite, pendant que l'homme partait au pas de course, il poursuivit:
Raisonner Big Croc ? Pour quoi faire ? Je ne veux pas le sauver.
Kourouma revint quelques minutes plus tard.
Il ne comprend rien, monsieur le Ministre. Il dit qu'il est prêt à tout avouer mais on l'a attaché avant même de lui poser aucune question.
Ismaël coupa sèchement:
C'est l'ordre que je leur ai donné là-bas. Le chauffer à blanc
avant de lui poser la moindre question. Peu m'importe son accord. Quand il sera à point,
je lui ferai remettre un questionnaire.
Korka et
moi, nous nous regardâmes furtivement.
La haine d'Ismaël pour
Karim Bangoura, qu'il appelait « Big Croc », était célèbre
et remontait au temps où le second était parlementaire français,
apparenté au BAG. Malgré son ralliement spectaculaire au régime,
les très hautes fonctions qui lui avaient été confiées, Ismaël n'avait
pas renoncé. Il y avait eu, à cette époque, de sérieux
accrochages privés entre le gros parlementaire arrogant, sûr de lui
et de ses relations et l'étudiant famélique, considéré par
ses propres camarades comme un raté, à peine intelligent.
On apprenait maintenant, sous le manteau, que la grande faveur dont Big Croc jouissait
auprès des autorités de Washington avait encore décuplé cette
hargne, Ismaël tenant à être
le seul pion valable du jeu américain.
La mesure de la haine était bien prise. Korka devait aussi comprendre qu'Ismaël disait vrai en prétendant avoir voulu l'épargner, lui. Mais alors pourquoi l'avoir fait arrêter ?
Notes
1. Les blessés de l'agression, notamment trois officiers
supérieurs, y avaient été transportés de Conakry en
février 1971
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