Editions L'Harmatan. Paris. 2005. 232 pages
Le 9 mai 1957, Sékou Touré est investi par l'Assemblée territoriale
comme vice-président du gouvernement semi-autonome qui compte 12 ministres,
tous issus du PDG. Le chef de gouvernement est le Gouverneur du Territoire. Sékou
Touré donne un grand éclat à cet événement.
Il décrète la journée du 11 mai 1957 fériée
et payée, et organise un immense meeting sur le stade de la Mission catholique
où il prononce un discours et lâche, dans un geste théâtral,
une colombe blanche, symbole de la liberté. Là encore nous voyons
l'utilisation par Sékou Touré du verbe et des symboles pour séduire
et maîtriser les foules. Sékou Touré est adoubé par
le peuple et surtout par les femmes. Dès lors le contrôle politique
du pays et la légitimité du pouvoir incarné par le PDG ne
peuvent plus être valablement contestés.
Sékou Touré va utiliser, et au-delà, tous les pouvoirs que
lui attribue la loi-cadre. Il va engager un bras de fer avec le Gouverneur Ramadier
dans tous les domaines où la limite n'est pas exactement tracée entre
les attributions du conseil de gouvernement du territoire et celles de l'Etat français.
C'est notamment le cas en matière de police, d'organisation territoriale,
de justice. Comme le déclare un compagnon de Sékou Touré,
Deen Omar Camara : « Nous avons profité largement et profondément
de la loi-cadre. Nous l'avons vidée de tout son contenu. Nous étions
conseillers territoriaux à une époque où l'assemblée
territoriale avait plus de pouvoir qu'en auront les assemblées nationales élues
après l'indépendance. Nous avions en fait tous les pouvoirs ».
Le gouverneur Ramadier fait preuve d'un grand esprit de conciliation
et ne veut pas s'opposer à Sékou Touré, déclarant qu'« il
vaut mieux travailler avec lui, l'aider, faire une oeuvre constructive, plutôt
que de s'user à s'opposer les uns aux autres, afin de ne pas risquer de
torpiller l'action de la loi-cadre 1 ». En face, Sékou
Touré pratique
l'esquive. Il est très souvent hors de Guinée pour remplir ses mandats
de député à Paris et de grand conseiller à Dakar. Les
décisions sont prises au sein du bureau politique du PDG. Le conseil de
gouvernement n'a plus qu'à les entériner. Le gouverneur Ramadier,
particulièrement lucide, écrit ces propos prémonitoires.
« Nous nous orientons peu à peu vers le royaume nègre avec tout ce que cela comporte de compromissions, concussions, décomposition 2 ».
« L'expérience du jeune nationalisme africain est décevante. Aucune tentative n'est faite par les pseudo-bourgeois qui tiennent le pouvoir pour s'attacher au vrai problème : l'élévation du niveau de vie de la masse, la primauté de l'économique 3 ».
Sékou Touré met immédiatement en oeuvre le programme qu'il
a soigneusement préparé dans l'opposition. Son premier objectif est
la suppression de la chefferie. La chefferie traditionnelle constitue l'institution
de base dans les sociétés coutumières africaines : elle existe
au niveau du village et concerne toutes les activités de la vie: politique,
administrative, artistique, religieuse, ces domaines n'étant jamais séparés
mais fortement imbriqués les uns aux autres. La puissance coloniale utilisa
cette institution pour asseoir son pouvoir à la base, mais elle mit aussi
en place un échelon administratif entre le village et les cercles, ces derniers
pouvant être assimilés à des départements, que l'on
a appelé chefferie de canton, les chefs de canton n'étant plus l'émanation
des populations comme le chef de village, mais étant désignés
par la puissance publique et jouant un rôle administratif.
Dès le 25 juillet 1957 se réunit à Conakry la Conférence
des Commandants de cercle, qui a à débattre de la nouvelle organisation
du territoire. Il y est décidé de supprimer la chefferie de canton,
dite « chefferie traditionnelle ». En revanche, la chefferie de village
est réorganisée: le chef et le conseil de village sont désormais élus
pour 5 ans. En réalité, c'est donner le pouvoir local à la
section du PDG.
A l'échelon supérieur du cercle est créé un
Conseil de circonscription, élu également au suffrage universel et
présidé par le Commandant de cercle qui est l'émanation dulpouvoir
central. Nous trouvons là les premières mesures visant à substituer
l'organisation du Parti à celle de l'Etat. Le débat le plus embarrassant
porte sur les finances du Territoire. En effet, pendant toute la pén ode
où il était dans l'opposition, le PDG a basé sa propagande
sur la grève de l'impôt. Il doit maintenant faire face à une
situation des finances dégradée, et par conséquent retourner
sa position en incitant les populations à s'acquitter de l'impôt.
Là encore Sékou Touré compte sur l'organisation du PDG pour
y parvenir.
La suppression de la chefferie de canton, la mise en question de
l'autorité des
commandants de cercle et des responsables des services créent une vacance
du pouvoir et libèrent de nombreux postes 4. Comme le déclare le
commandant de cercle de Guéckedou :
« J'administre dans le vide 483 villages sans représentants autres que ceux que le Comité directeur du PDG veut bien me désigner. J'ai d'ailleurs beaucoup moins d'audience que n'importe quel chefaillon de brousse. 5 ».
C'est l'occasion pour Sékou Touré de
mettre en œuvre un de ses objectifs : l'africanisation des cadres. Au niveau
du village, le chef élu sera lereprésentant du pouvoir central, et
donc l'émanation du PDG. Dans les circonscriptions et les ministères
et administrations à Conakry, il faut combler les postes vacants. Il s'ensuit
une compétition farouche entre les membres du PDG, aucun critère
objectif, aucun examen ou concours ne pouvant être instauré dans un
si bref délai pour recruter les plus compétents. D'ailleurs, pour
Sékou Touré, la fidélité au Parti prévaut sur
la compétence. Ansoumane Magassouba, du comité directeur du PDG de
Youkounkoun, affirme que certains cadres « ne combattaient plus les partis
adverses, mais s'entretuaient dans une lutte implacable pour les places 6 ».
Sékou Touré n'oublie pas sa préoccupation première
qui est de détenir le pouvoir sans partage et de l'exercer dans le champ
le plus large, c'est-à-dire au niveau de la Fédération d'Afrique
Occidentale. Recevant le 1er mars 1958 à Conakry le ministre de la France
d'Outre-mer Gérard Jaquet, Sékou Touré fait ressortir
la dualité du
rôle du Gouverneur, représentant du pouvoir central et président
du Gouvernement, et plaide pour que le vice-président élu par l'Assemblée
territoriale devienne président à part entière. Il obtient
gain de cause en juillet 1958, le vice-président du conseil de gouvernement
devenant désormais président, la conséquence étant
la limitation du rôle du Gouverneur. En outre Sékou Touré plaide
pour que les anciennes fédérations d'AOF, d'AEF et Madagascar soient
dotées d'un pouvoir exécutif responsable devant des Assemblées élues.
Sékou Touré avait défendu cette position devant le congrès
du RDA tenu en septembre 1957 à Bamako, où il avait fait prévaloir
ses vues sur celles de Félix Houphouët-Boigny partisan d'une autonomie
de chaque territoire et de la suppression des fédérations. Nous trouvons
là les prémices d'un débat majeur qui opposera entre eux les
leaders africains lors de la préparation de la nouvelle Constitution que
le Général de Gaulle, investi comme chef du gouvernement le 1er juin
1958, a décidé de soumettre au vote du peuple français et
des peuples africains. Il semble que ce soit plus par ambition que par idéal
que Sékou Touré se rallie au fédéralisme. Quoi qu'il
en soit, ne négligeant rien de ce qui peut concourir à son ascension,
Sékou Touré se fait élire vice-président du RDA, se
posant en dauphin, sinon en rival de Houphoüet-Boigny
Emmanuel Mounier 7, philosophe personnaliste, qualifie la Guinée
lors d'un voyage en Afrique en 1947 de « terre de modération sommeillant
dans son repli d'Afrique et sa douceur angevine », mais lui promet un avenir
de prospérité et d'harmonie grâce à la diversité de
ses ressources et aux qualités de ses populations. Il ne pouvait prévoir
que l'arrivée d'hommes exceptionnels comme Sékou Touré et
le général de Gaulle allait accélérer le cours de l'histoire,
l'un en offrant aux Territoires africains par le biais d'une nouvelle constitution
une option vers l'indépendance, l'autre en mettant toute son énergie à la
conquête du pouvoir jusqu'à instaurer le pouvoir absolu.
Le combat de Sékou Touré se poursuit sur deux terrains : en Afrique
et plus spécialement en Guinée où il s'emploie à éliminer
tous ses opposants, à Paris où il négocie pied à pied
les nouvelles institutions Au milieu de toutes ces discussions politiques, un autre
débat s'est ouvert sur le plan économique en vue de la mise en valeur
des richesses minières de la Guinée, notamment en bauxite
A la veille de la loi-cadre, en 1956, la Guinée apparaît comme un
pays plein de promesses grâce à ses ressources minières en
bauxite, fer, or, diamant, mais reste à l'écart du développement économique
qui a touché après la guerre d'autres territoires comme le Sénégal
et la Côte d'Ivoire. Les infrastructures sont peu développées.
Seuls les gisements de minerais proches de Conakry sont exploités : bauxite à Kassa
dans les îles de Loos par les Bauxites du Midi 8, minerai de fer dans la
presqu'île
de Kaloum par la Compagnie Minière. La Guinée reste un pays essentiellement
agricole, autosuffisant dans le domaine alimentaire, mais dont les principales
activités sont caractéristiques de l'économie de traite
: exportation de bananes, d'ananas, de palmistes, de café, importation de
biens de consomination et d'équipement de base.
Dès 1956 on entre dans la phase active de mise en valeur des énormes
réserves de bauxite, la Guinée se situant alors au premier rang des
pays détenteurs de gisements de bauxite. Des discussions sont en cours au
niveau du gouvernement français avec deux groupes industriels : la Compagnie
Péchiney qui assure le leadership d'un consortium international chargé d'étudier
l'implantation en Guinée d'une usine d'alumine dans la région de
Fria et la Société des Bauxites du Midi qui projette de son côté d'exploiter
les gisements de bauxite de Boké et de construire une usine d'alumine sur
ce site. Les deux groupes envisagent par la suite de créer une usine d'aluminium
qui serait alimentée en hydroélectricité par un barrage construit
sur le fleuve Konkouré. Ces projets ne vont pas être sans peser sur
la réponse de Sékou Touré au référendum à venir.
Ces investissements reçoivent fin 1956-début 1957 l'agrément
du gouvernement français et des instances administratives de la Fédération
d'AOF et du Territoire de Guinée. Les entretiens portent essentiellement
sur une convention d'établissement et un régime fiscal de longue
durée qui engagent l'avenir de la Guinée. Le gouverneur Ramadier,
assisté d'une équipe de conseillers de la MARG 9, défend énergiquement
auprès des instances politiques et administratives à Paris et à Dakar
le projet gumièen, et obtient que le barrage sur le Konkouré soit
choisi de préférence à celui sur le Kouilou au Congo (français).
Il reçoit à plusieurs reprises les représentants des sociétés
privées et les rassure quant à l'évolution politique du Territoire.
Il apporte son soutien à Sékou Touré dans toutes les discussions
en cours. Ce dernier est étroitement associé, en tant que responsable
du RDA et secrétaire général de la CGTAN 10 , et avec son
compagnon Saïfoulaye Diallo en tant que député au Parlement
français, à ces projets. Le 13 décembre 1956, lors d'un séjour à Paris,
les deux députés, après avoir été reçus
par le ministre de la France d'Outre-mer Gaston Defferre, font la déclaration
suivante retransmise par l'AFP:
« Nous avons constaté avec satisfaction que les pouvoirs publics et les sociétés privées qui s'intéressent à la Guinée ont souci de voir aboutir dans les meilleurs délais la réalisation d'une importante industrie de l'aluminium et la construction du barrage sur le Konkouré qui fournira l'énergie nécessaire à cette industrie. Nous ne pouvons que nous féliciter du prochain démarrage dans notre territoire de deux grandes usines d'alumine, qui marqueront la première étape d'un ensemble industriel beaucoup plus vaste, souhaité par les populations guinéennes.
Nous tenons à réaffirmer que nous sommes prêts à accueillir dans ce territoire les investissements français et étrangers disposés à contribuer à son développement, et que nous apporterons notre appui à toutes mesures propres à en favoriser l'établissement sans porter préjudice aux intérêts supérieurs de la Guinée. Nous avons notamment pris connaissance de l'ensemble du régime fiscal que la puissance publique doit soumettre prochainement à l'examen de nos assemblées. Dans ses grandes lignes, ce régime tend à favoriser la phase des investissements et à alléger les premières années — toujours difficiles — d'une industrie naissante. La stabilité de ce régime fiscal sera garantie par une convention de longue durée engageant le territoire. Ces dispositions serviront les intérêts de la Guinée, et elles rejoignent les principes que nous avons toujours défendus ».
Sékou Touré soutiendra continûment ces projets. Il signera
le 5 février 1958, conjointement avec le Gouverneur Mauberna,
qui a remplacé en
février 1958 le Gouverneur Ramadier, la convention de longue durée
habilitant la Compagnie Fria à s'implanter en Guinée.
Finalement, seule l'usine d'alumine de Fria sera réalisée L'option
pour l'indépendance amène les partenaires publics et privés à renoncer
au barrage sur le Konkouré. En outre, les Bauxites du Midi suspendent dès
fin 1957 les travaux d'investissement à Boké. La sagesse aurait voulu,
pour le développement économique de la Guinée, qu'une autre
voie soit choisie. Mais le débat principal a lieu à d'autres niveaux.
Sékou Touré, qui détient la quasi-totalité des pouvoirs,
veut l'adhésion de tous les Guinéens à son parti et à sa
personne. Lors du 3è Congrès du PDG, tenu à Conakry du 23
au 26 janvier 1958, Sékou Touré lance un appel aux partis d'opposition
et notamment au Bloc Africain de Guinée (BAG) de Barry Diawadou et Keita Koumandian,
et au Mouvement Socialiste Africain (MSA) de Barry III, mais sans succès.
La pièce
se joue au niveau des Fédérations. Après différentes
tentatives pour unifier tous les partis africains, tentatives qui échouent
par suite des oppositions entre les Fédérations d'AOF et d'AEF, et
du refus du RDA de se fondre dans une organisation plus vaste, Senghor réunit à Dakar
le 26 mars 1958 la deuxième conférence de regroupement des partis
africains, qui décide la création du Parti du Regroupement African
(PRA) 11.
Le RDA refuse d'abandonner son sigle et n'y adhère pas.
En Guinée se forme une section du PRA composée du BAG et de la Démocratie
Socialiste de Guinée, DSG, qui se substitue au MSA. Ce nouveau parti s'affronte
au PDG. En effet, de nouvelles élections doivent se dérouler pour élire
les Conseils de circonscription. Sékou Touré va mettre en oeuvre
les actions qui lui ont si bien réussi en 1957. Il va lancer les troupes
de choc du PDG, en fait des commandos de voyous, contre ses opposants. Ces bagarres
font, début mai 1958, 18 morts et 150 blessés 27.
L'habitation de David Soumah, le rival syndical de Sékou Touré à la
tête de la CATC, ( Confédération Africaine des Travailleurs
Croyants ) qui a refusé de fusionner avec l'UGTAN ( Union Générale
desTravailleurs d'Afrique Noire ) et qui s'oppose au cumul des mandats politiques
et syndicaux, est pillée. Dans son livre Prison d'Afrique, Jean-Paul
Alata dénonce « les exactions des hommes de main de Sékou Touré sous
la conduite de leur « général » Momo Jo, qui sèment
la terreur dans les rues de Conakry» Selon son habitude, Sékou Touré met
ces incidents au compte de ses adversaires qu'il traite de « fantoches » et
de « marionnettes ».
En janvier s'est tenu à Conakry le congrès constitutif de l'Union
Générale des Travailleurs d'Afrique Noire (UGTAN) qui regroupe
la plupart des syndicats africains Ils se prononcent tous pour l'indépendance
immédiate. Sékou Touré en est élu secrétaire
général, ce qui le place au milieu de contradictions. Peu importe,
puisqu'il est au cœur des syndicats et qu'il y occupe la première
place.
Sékou Touré, en Guinée, n'en a pas fini néanmoins
avec ses ennemis intérieurs. En effet, se dressent en face de lui les syndicats
des cheminots et des enseignants, ce dernier n'ayant jamais voulu se fondre dans
l'USTG ni rejoindre le PDG. Ces syndicats critiquent, chacun dans leur domaine,
le bilan de la politique du gouvernement Celui des enseignants menace de déclencher
une grève Sékou Touré leur intime de se rallier au PDG. En
outre, les étudiants de l'UGEG réunis en congrès à Conakry
en juillet 1957 se font les porte-paroles de la FEANF, dont les positions sont
radicales. Ils exigent l'indépendance immédiate et dénoncent
l'embourgeoisement du régime. Dans une rencontre à Dakar avec les
leaders étudiants, Sékou Touré refuse tout dialogue. Son intransigeance
est totale. Il refuse d'être débordé sur sa gauche, mais n'accepte également
aucune contestation à l'intérieur du Parti. A la section
du PDG de Mamou qui réclame un fonctionnement interne démocratique et l'ouverture
des débats à la critique, il répond par l'exclusion.
Dans les mois précédant le référendum du 28 septembre
1958, les positions de Sékou Touré sur la réponse à donner
fluctueront en fonction des débats constitutionnels qui ont lieu à Paris
sur le statut à donner aux territoires africains, et des pressions et surenchères
exercées par le PRA, les syndicats et les étudiants pour accélérer
la marche vers l'indépendance.
Notes
1. Lettre à Robert Buron cité dans le livre Jean
Ramadier, Gouverneur de la décolonisation de J. Larrue et J.M.Payen
2. Lettre du 16 juin 1957 à son père, Paul Ramadier, ancien président du conseil de gouvernement de France, id.
3. Lettre du 6 septembre 1957 à son père, id.
4. Arrêtés des 26 et 31 décembre 1957.
5. Cité dans « Jean Ramadier, gouverneur
de la décolonisation » de Jacques Larrue et Jean-Marie Payen
6. Cité par Ibrahima Baba Kaké : Selou Touré, le héros
et le tyran
7. Cf. L'éveil de l'Afrique Noire d'Emmanuel Mounier.
8. Filiale à 100% de la société canadienne ALCAN
9. MARG : Mission d'Aménagement Régional de
Guinée , créée
fin 1956 pour accompagner les investissements industriels.
10. Confédération Générale des Travailleurs d'Afrique
Noire.
11. Parti du Regroupement Africain.
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