Paris. Calman-Lévy. 1985. 203 p.
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Ministres 1 en exercice à leur arrestation |
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Nom |
Ministères & Secrétariats d'Etat |
Arrestation |
Sort |
| Badet Ousmane | Finances; contrôle financier; gouverneur BCRG ; Commerce extérieur. | décembre 1970 | pendu à Conakry le 25 janvier 1971 |
| Bangoura Karim | Transports; Industrie et Mines; ambassadeur à Washington ; conseiller de l'Union française | août 1971 | ligoté et noyé dans le fleuve Fatala à Boffa |
| Bangoura Kassory | Affaires étrangères ; Justice ; secrétaire fédéral de Conakry I | août 1971 | mort le 8 décembre 1974 (maladie et manque de soins) |
| Barry Alpha Oumar | Domaine des Echanges; membre du B.P.N.; ministre-délégué à N'Zérékoré; gouverneur de région, secrétaire fédéral de Kindia | août 1976 | diète noire (du 12 au 26 février 1977) |
| Barry III | Contrôle financier; Commerce; secrétaire général du Gouvernement; leader de la D.S.G. | décembre 1970 | pendu à Conakry le 25 janvier 1971 |
| Barry Sory | Travail; Economie rurale; PTT; secrétaire général du Gouvernement; ministre délégué à Kankan | juin 1971 | mort sous la torture |
| Camara Balla | Secrétaire général du gouvernement; Commerce; gouverneur de la B.C.R.G. | avril 1969 | fusillé en janvier 1971. |
| Chérif Nabahaniou | Ministre-délégué (Kankan; Faranah); Affaires islamiques, président Conseil Islamique national | septembre 1977 | libéré le 5 octobre 1980 |
| Condé Emile | Travaux publics; gouverneur de Beyla, Kankan, Macenta, Labé, Conakry. | juillet 1971 | fusillé dans la nuit du 17 au 18 oct. 1971 |
| Coumbassa Saliou | Justice; inspecteur général de l'Enseignement | sept. 1971 | libéré le 5 octobre 1980 |
| Diaby Kaman | Service civique; colonel chef d'état-major général adjoint des forces armées. | avril 1969 | fusillé le 27 mai 1969 |
| Diallo Alpha Abdoulaye | Affaires étrangères ; Jeunesse sports et Culture populaire. | 3 août 1971 | libéré le 22 novembre 1980 |
| Diallo Alpha Amadou | Affaires étrangères; Santé; Information et Tourisme. | juillet 1971 | fusillé dans la nuit du 17 au 18 oct. 1971 |
| Dr. Diallo Alpha Taran | Santé, membre du Bureau fédéral de Conakry I. | 2 août 1971 | fusillé dans la nuit du 17 au 18 oct. 1971 |
| Diallo Boubacar Telli | Justice, secrétaire général de l'O.U.A., représentant permanent à l'ONU, ambassadeur à Washington | 24 juillet 1976 | diète noire (du 13 février au 1er mars 1977) |
| Diop Alassane | Information; PTT; Transports; Agriculture | 18 juin 1971 | libéré le 25 janvier 1980 |
| Dramé Alioune | Finances; Plan et Statistiques, ambassadeur à Abidjan. | août 1976 | diète noire (du 16 février au 1er mars 1977) |
| Fofana Karim | Habitat, Urbanisme, Domaines; Travaux Publics | avril 1969 | fusillé le 27 mai 1969 |
| Keita Fodéba | Intérieur, Sécurité et Défense nationale; Agriculture. | avril 1969 | fusillé le 27 mai 1969 |
| Mato Marcel | Intérieur et Sécurité; Commerce intérieur; ministre-délégué à Kankan, gouverneur de Dabola | 3 août 1971 | fusillé dans la nuit du 17 au 18 oct. 1971 |
| Savané Moricandian | Commerce; Transports, gouverneur de Macenta, Siguiri. | juillet 1971 | fusillé dans la nuit du 17 au 18 oct. 1971 |
| Sagno Mamadi | Défense nationale ; Education nationale ; gouverneur de Kankan, Conakry | juillet 1971 | fusillé dans la nuit du 17 au 18 oct. 1971 |
| Thiam Saïkou | Transports. | septembre 1977 | libéré en mai 1978 |
| Tounkara Tibou | Information ; Economie rurale; ambassadeur à Paris et à Dakar | juillet 1971 | fusillé dans la nuit du 17 au 18 oct. 1971 |
Note
1. Dans un régime de dictature totalitaire et personnelle comme celui de Sékou Touré, la notion de ministre est différente de ce qu'elle est en régime de démocratie libérale : nommé sans être consulté, le ministre n'a pas, non plus, le droit de démissionner. La participation aux affaires de l'État est fonction, non pas de la place que l'on occupe dans la hiérarchie étatique, mais de critères personnels propres au dictateur.
La notion de gouvernement elle-même, dans un tel régime qui distingue politique et technique et proclame, haut et fort, la « prééminence » du premier sur le second, est tout autre que dans les démocraties traditionnelles. On ne soumet pas au gouvernement, conçu comme un organisme technique chargé d'appliquer les décisions du parti, toutes les affaires de l'État, surtout pas celles qui, comme les « complots » revêtent un caractère fortement politique. Ces affaires étaient, au début, du ressort du parti (B.P.N.), puis finalement de la compétence exclusive du dictateur et de certains de ses proches parents.