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Mémorial Camp Boiro
Alpha Abdoulaye Diallo Portos’
La vérité du ministre. Dix ans dans les geôles de Sékou Touré
Paris. Calman-Lévy. 1985. 203 p.
La seconde vague
Après ces multiples exécutions, Sékou
Touré affirme que la révolution est satisfaite, félicite les cadres politiques, administratifs et militaires. C'est la fin de la première vague d'arrestations. Il y eut un temps de pause. Puis, le pouvoir un pouvoir qui avait déjà fait
sienne la maxime Oderint, dum metuant 1 profitera de cette agression pour frapper aveuglément, cruellement. Aucune couche de la population guinéenne, de la base au sommet de la hiérarchie sociale, n'échappera à la répression, à l'épuration
comme on disait dans le langage marxiste alors en vogue.
Aucune ethnie ne sera épargnée. Aucune famille non plus. Une technique simple et efficace sera mise en place : quand on arrête un ressortissant d'une ethnie, un membre d'une famille, on nomme en même temps, à un échelon élevé de la hiérarchie politico-administrative, un autre ressortissant de la même ethnie et de la même famille : on souffle le chaud et le froid sur cette dernière qui ne retrouve plus sa cohésion, son unité.
Les exemples sont nombreux.
- Barry Diawadou arrêté et fusillé, Barry Amadou arrêté, Barry Bassirou contraint à l'exil, leur frère Barry Saikou sera
nommé ministre-gouverneur de la B.C.R.G. 2
- le lieutenant Coumbassa Aly, le commissaire Coumbassa Abdoulaye arrêtés et fusillés,
le ministre Coumbassa Saliou arrêté, on nommera aussitôt Coumbassa Djebel ambassadeur,
représentant permanent à l'O.N.U.
- le ministre Kassory Bangoura arrêté, on nommera son jeune frère Boubacar Kassory ambassadeur à Banjul
et son cousin Bangoura Facinet à Addis-Abeba.
- De
même, Modi Oury Barry arrêté et fusillé, Barry Kandia et Hadyatou arrêtés, on nommera leur grand frère, El hadj Boubacar,
gouverneur de région.
- La famille des Bah de Dalaba décimée 3 on nommera leur neveu Thierno Oumar, chef de cabinet d'Ismaël
Touré.
- Les Diané de
Kankan décimés, l'on nommera l'un d'eux gestionnaire de la présidence.
- Yansané Sékou
Yalani arrêté, on nommera le professeur Yansané Sékou gouverneur
de région.
Tout un monde hétéroclite, disparate, se retrouvera entassé, pêle-mêle, dans les prisons politiques sous une seule et même inculpation : « cinquième colonne » ! Complicité intérieure à l'agression du 22 novembre ! Si la chose n'avait pas été si tragique, on en aurait simplement souri car, comment la moitié d'un gouvernement, tout l'état-major général de l'armée au grand complet, nombre de représentants de la hiérarchie du parti et de ses organismes parallèles peuvent-ils être impliqués dans un vrai complot et qu'il échoue
?
C'est Andrée Touré,
l'épouse de Sékou Touré, avant qu'elle ne se laisse gagner par la griserie du pouvoir de son mari, qui avaitraison. Elle lui disait à l'époque :
« Sékou, si tous ceux-ci sont dans le complot, il vaut mieux que tu démissionnes. »
Paroles de sagesse, paroles de bon sens qui n'auront d'autres échos que les coups que son mari lui assènera aux
cris répétés de :
« La cinquième colonne jusque dans ma
maison ! »
Les familles des « cinquième colonne » n'échapperont pas à la répression. Jetées à la rue du jour au lendemain, même de maisons qu'elles avaient contribué à construire, tous leurs biens confisqués, leurs femmes seront déclarées divorcées
par Sékou Touré qui,
en conférence publique, les engagera à se remarier immédiatement ! Celles qui, refusant d'obtempérer, refusant les avances pressantes des responsables du parti et de l'Etat, voudront sauvegarder un minimum de dignité, seront l'objet de toutes sortes de brimades. Affectées à l'intérieur du pays, elles y subiront la cour pressante des autorités locales, qui verront en elles des « proies faciles ». Certaines, lasses, fatiguées, harassées, finiront par céder. Elles bénéficieront d'une paix relative, de faveurs insignifiantes. Connaissant la réalité de la situation guinéenne à l'époque, je ne les condamnerai pas. Tout juste les plaindrai-je ! D'autres attendront courageusement, comme leurs surs étrangères mariées à des Guinéens et expulsées au lendemain de l'arrestation de leurs époux 4.
Ce n'est qu'après le coup d'Etat du 3 avril 1984 que le doute cruel qui les habitait leur sera ôté, sans qu'il soit sûr, d'ailleurs, qu'elles connaissent jamais les circonstances précises de la disparition de leurs époux.
Les enfants subiront eux aussi les retombées de l'arrestation de leurs pères.
- Cas général : ils n'auront plus droit
aux bourses scolaires. Aux examens et concours, Sékou
Touré aidé de son ministre de l'Education nationale, « biffera » systématiquement
leurs noms de la liste des admis.
- Cas
général encore : on supprimera les allocations familiales de tous les enfants de la « cinquième colonne »!
- Cas
extrême : on bannira le fils de Barry III des écoles de Guinée.
Un principe fondamental en matière d'arrestation : on n'arrête jamais une personnalité de premier plan, cadre politique, militaire ou administratif, forte notabilité, commerçant de grand renom, homme de foi d'une certaine réputation, sans avoir réuni auparavant un certain nombre de conditions préalables indiquées par les « voyants » du régime. On commence par « travailler » l'intéressé sur le plan occulte et on procède aux sacrifices conseillés par les voyants et qui ont pour but de « paralyser » ceux qui en font l'objet, de « tuer » leur volonté de sorte qu'ils ne réagissent pas à ce
qui leur arrive.
Sur un tout autre plan, l'intéressé fait l'objet d'une plus étroite surveillance que d'habitude : ses déplacements, ses faits et gestes, ses visites, ses rencontres sont minutieusement consignés, son téléphone mis sur table d'écoute, son courrier très
fortement censuré 5.
On choisit le moment propice et la méthode d'arrestation qui convient le mieux. Celle-ci n'est jamais le fruit du hasard et, très souvent, elle est empreinte de perfidie. On applique à chacun la méthode que l'on juge appropriée à son tempérament. C'est la personnalisation de la méthode
d'arrestation.
Lors de la première vague, c'est Sékou
Touré lui-même qui, à travers le comité révolutionnaire, ordonna les arrestations et y fit procéder. Puis lors de la seconde vague, il changea de méthode. Il engagea les organismes du parti dans l'opération : il en « suggère » l'idée à une fédération en l'occurrence celle, pilote, de Conakry II, qui la fait sienne et la popularise. L'arrestation devient une « affaire du peuple » : c'est celui-ci qui force la main au comité révolutionnaire et au responsable suprême de la révolution, qui ont beau jeu de dire qu'ils sont tenus de lui obéir.
Cas concrets
Tous les développements qui précèdent peuvent être facilement illustrés
par l'examen de quelques cas concrets d'arrestations dont la mienne.
- Tôt ce 29 juillet 1971, le ministre d'Etat, Béavogui
Lansana ordonne à Emile
Condé, secrétaire d'Etat aux Travaux publics, de se rendre immédiatement à Boffa 6,
pour faire procéder à la réparation du bac
sur la Fatala 7. Emile obéit et à son retour, à quelque distance de l'aéroport, sa voiture est arrêtée à un barrage par des gendarmes qui l'embarquent dans une jeep soviétique, à destination du Camp Boiro. Très violent de tempérament, grand amateur de chasse, Emile disposait de nombreuses armes chez lui où il ne fallait donc pas l'arrêter, car le pouvoir supposait qu'il s'y serait défendu et n'aurait pas hésité à faire
le coup de feu.
- Pour sa part, Alassane Diop,
secrétaire d'Etat au Plan et à la Statistique, assistait cette nuit-là, à Labé 8 à une représentation artistique en compagnie du ministre-délégué Sékou Chérif,
beau-frère du président, et des principaux cadres administratifs et politiques de la région. On l'informe qu'on le demande au téléphone dans le bureau voisin. Il se lève, sort de la salle de spectacles, entre dans le bureau et se trouve immédiatement entouré de
gendarmes, fusil au poing. Le capitaine Charles Kourouma,
qui les commande, lui notifie alors qu'il est en état d'arrestation et lui passe les menottes des menottes tchèques dont la caractéristique essentielle est de se resserrer sur les poignets au moindre mouvement. Alassane est ahuri. Il n'y comprend rien et croit même qu'il y a eu un coup d'État à Conakry.
On le rassure qu'il n'en est rien.
Au même moment, à Conakry, on envoie des camions et un contingent militaires à son domicile, avec ordre de déménager tout ce qui s'y trouve : mobilier, tapisseries, literie, réfrigérateurs, cuisinières, vêtements, etc. Après
quoi, on proclame haut et fort qu'Alassane Diop voulait
s'enfuir : c'est dans ce but qu'il s'était trouvé en mission à Labé d'où il voulait rejoindre son Sénégal natal. La preuve en est d'ailleurs « le départ récent de toute sa famille et sa villa vidée de son contenu ». - Quant
au « paramount chief » 9 de l'ethnie peuhle 10 à Freetown, Almamy Bah citoyen sierra-léonais d'origine guinéenne, en butte à une hostilité de plus en plus marquée
de Sékou Touré qui
le considérait comme un opposant à son régime, malgré ses tentatives de se rapprocher de l'ambassade de Guinée un scénario particulier sera monté par le gouvernement sierra-léonais pour le livrer à son homologue guinéen. N'étant pas question de l'arrêter à Freetown où il jouissait d'une popularité et d'un respect particuliers, on le désigna comme membre d'une délégation sierra-léonaise devant se rendre à Conakry. On le prévint qu'une voiture officielle viendrait le chercher à son
domicile. C'est ainsi qu'on le conduisit au Camp Boiro.
Almamy Bah refusa de déposer. Aux questions qu'on lui posait, même aux plus banales concernant par exemple son identité, il répondait
invariablement en langue peuhle « Ko Allah andi » (« C'est Dieu qui sait »). Dans sa cellule il répétait
inlassablement en anglais « Nonsense... nonsense... ». On n'osa pas le torturer. Mais il passera quatre ans au Camp Boiro. Il y bénéficiera de faveurs relatives : ouverture de la porte (comprenez que sa porte était entrebâillée), douches moins rares que pour le commun des prisonniers, régime B normalement réservé aux Blancs et qui consistait, au départ, en un morceau de viande et une feuille de salade. On l'appelait aussi « beefsteak ». La viande disparaîtra à partir de 1973 et on verra, dès lors, un « beefsteak » sans
viande.
A sa libération, on fera accompagner « triomphalement » Almamy Bah à Freetown, à bord de l'hélicoptère présidentiel, par une importante délégation
gouvernementale. - Autre victime, autre
mise en scène : le capitaine Kémoko Doumbouya, officier d'ordonnance de Sékou
Touré au moment des événements de 1970, avait assisté à la confusion de ce dernier.
Il lui en avait gardé un certain mépris. Le chef de l'Etat, gêné, s'était débarrassé de lui, en le nommant gouverneur de Koundara. Quand il s'agit de l'arrêter, le ministre-délégué Sékou Chérif,
dont il dépendait, envoya en priorité absolue un message radio destiné à l'ensemble des gouverneurs de région de son ressort territorial, les convoquant à une réunion extraordinaire pour le lendemain. Il prit grand soin que seul le message destiné au gouverneur de Koundara fût effectivement envoyé.
En le recevant, le capitaine Doumbouya sauta dans un véhicule en direction de Labé. A son arrivée, alors qu'il s'apprêtait à passer sous la douche, il fut ceinturé par les gendarmes postés dans un coin et chargés de l'arrêter.
- Ce dimanche matin, Kassory Bangoura,
secrétaire d'Etat à la Justice, avait informé son
ami, le président,
qu'il se rendait à Coyah 11, pour
y voir son vieil oncle malade. Le président en lui remettant cinquante mille francs guinéens, sa contribution pour les frais de médicaments du « vieux », lui avait dit qu'il l'attendait pour le soir. Kassory était parti, ne se doutant de rien. Il bavardait tranquillement avec son oncle dans la chambre de ce dernier quand on vint le prévenir que « des gens le demandaient ». Il s'agissait des miliciens venus l'arrêter
et conduits par Sano Tidjane 12.
- Yansané Sékou
Yalani, nommé chef de cabinet adjoint du président, s'était présenté,
ce vendredi 29 juillet 1971 au matin, en compagnie de Sékou
Fofana et Amiata Mady Kaba, tous deux anciens gouverneurs
récemment affectés à Conakry, à Fily Cissoko,
secrétaire général de la présidence. Celui-ci, après lui avoir montré son nouveau bureau, l'avait informé que Moussa
Diakité, le ministre de l'Intérieur voulait le voir. Yansané se rend aussitôt au bureau de ce dernier, et en pénétrant dans son salon, se trouve nez à nez avec les gendarmes chargés de l'arrêter.
- On
procédera autrement encore pour l'arrestation
de Karim Bangoura,
ancien ambassadeur de Guinée à Washington, ancien ministre. On commencera par confondre à la
radio son nom avec celui de Karim Fofana 13.
A plusieurs reprises, on dira : « Le traître Karim Bangoura [ ... ] » puis on donnera un rectificatif : « Une erreur s'est glissée dans notre dernier bulletin. Il s'agit bien évidemment du traître Karim Fofana et non pas du secrétaire
d'Etat Karim Bangoura [ ... ] »
Le père de Karim, ancien chef de canton, inquiet de ces « erreurs » et des bruits qui courent au sujet de son fils, décide de voir le chef de l'Etat. Ce dernier le reçoit en compagnie de Karim. Il les met à l'aise, faisant ressortir ce que Karim a apporté et apporte comme contribution à la révolution. C'est l'un de ses meilleurs cadres et ce sont les ennemis de la révolution qui font courir « les fausses rumeurs de son arrestation ». Il n'est pas question de l'arrêter.
Quelques jours plus tard, Kalagban Camara, de l'entourage du président 14,
passe, « tout à fait fortuitement », au bureau de Karim. Il bavarde avec ce dernier de façon « amicale » et lui confie, « seul à seul », « tout » le bien que le président dit souvent de lui et « toute » la confiance qu'il a en lui. Puis, fait exceptionnel, Karim est chargé de l'inauguration de l'usine de céramique que les Coréens viennent de réaliser à Matoto, proche banlieue de Conakry (à 20
km).
On le met à l'aise et, au moment où il ne s'attend plus à rien, on le dénonce à la radio et le « peuple », c'est-à-dire les responsables de son comité, l'appréhendent chez lui et le conduisent au camp Boiro. Le président a tenu parole : il n'a pas arrêté Karim, c'est le peuple qui l'a arrêté. Il n'y peut rien. Karim connaîtra
une fin tragique : ligoté, les mains au dos, les pieds joints, il sera jeté dans le fleuve Fatala 15
- L'ambassadeur Marof Achkar,
représentant permanent de la Guinée à l'O.N.U., proposé en 1968 par U Thant, secrétaire général des Nations unies, au poste de haut-commissaire des Nations unies en Namibie, décidera de démissionner de l'administration guinéenne, à la suite de son rappel à Conakry et du rejet de cette proposition par Sékou Touré. Il commettra, hélas ! la faute, sur la pression insistante de son ami Keita Fodéba, alors secrétaire d'Etat à l'Agriculture, de revenir sur sa décision et de rentrer en Guinée. Il sera arrêté dès sa descente d'avion et enfermé au Camp Boiro. U Thant, au cours de son voyage en Guinée, interviendra, personnellement, en sa faveur, auprès de Sékou Touré qui
lui promettra la libération de Marof. Promesse non tenue ! Pire, Marof sera fusillé au lendemain de l'agression du 22 novembre!
- Quand à Thierno
Mamadou Bah, patriarche 16 de Dow-saare 17,
Labé, opposé, de tout temps, aux méthodes
de Sékou
Touré 18, c'est ce dernier qui
enverra à Mamadi
Keita un
mot dans lequel il lui demande de le faire dénoncer
et arrêter 19. C'est ainsi que Thierno
Mamadou Bah,
malade et alité, sera arraché, à soixante-quinze
ans, à l'affection des siens. Il sera enfermé à Pita,
puis à Kankan où il rendra l'âme en janvier
1972, par manque de soins et à la suite de l'épidémie
de choléra qui ravagea la prison. Seuls cinq prisonniers
en réchappèrent.
Notons que
- Le cas du docteur Diallo Abdoulaye semble
intéressant à un autre point de vue. Qu'on en juge ; éminent chirurgien en service à l'hôpital de Kankan où il connaîtra beaucoup de réussites dans ses interventions et d'où sa réputation gagnera les pays voisins, Diallo Abdoulaye, alors qu'il se trouvait à La Mecque où il accomplissait ses devoirs religieux, sera informé, de source sûre, qu'il serait arrêté, à son retour en Guinée! Il s'adressera alors aux ambassades de France et du Sénégal à Djeddah, deux pays où il avait fait ses études, pour lesquels il nourrissait une réelle et profonde amitié, et près desquels, il estimait qu'il trouverait compréhension, aide et protection. Les deux ambassades le renverront sans même lui faire l'aumône de la moindre sympathie, bien que les relations fussent mauvaises entre la Guinée et leurs pays. Peut-être croiront-elles à une
provocation ?
Désabusé, découragé par leur attitude, Diallo Abdoulaye renoncera au combat et reprendra son avion pour Conakry. Je comprends les sentiments qui l'animaient alors, pour avoir été confronté à une situation analogue, et j'ai failli connaître le même itinéraire que lui, quand, après avoir franchi la frontière guinéenne, je me heurtais à une « incompréhensible incompréhension » de l'ambassade de France à Dakar auprès de laquelle, muni d'un certificat d'hébergement en bonne et due forme, je ne sollicitais pourtant, peut-être un peu naïvement,
qu'un visa !
Toujours est-il que le docteur Diallo Abdoulaye à son retour à Conakry, sera arrêté dès sa descente d'avion. Torturé, il « témoignera » et sera fusillé.
Notes
1. « Qu'ils me haïssent, pourvu qu'ils me craignent »,
expression qui sert de devise aux despotes.
2. Banque centrale de la république de Guinée.
3. On arrêtera trois frères Bah
de Dalaba :
4. Voir : Grain de sable,
publié aux éditions du Centurion par Nadine Bari, épouse
d'Abdoulaye Bari, ancien chef de cabinet du ministère des Affaires étrangères, arrêté en
1972 et disparu depuis lors.
5. L'écoute policière des téléphones, la censure du courrier sont des méthodes utilisées à l'encontre des cadres nommés par décret.
6. Localité située à 160 km de Conakry et chef-lieu de la région administrative du même
nom.
7. Fleuve de la Guinée maritime.
8. Chef-lieu de la région administrative du même nom, à 450
km de Conakry.
9. Chef supérieur. Je tiens ce récit
d'Almamy Bah lui-même.
10. S'écrit aussi peul
11. Sa ville natale à 52 kilomètres de Conakry et siège de la région administrative du même
nom.
12. Devenu plus tard chef de cabinet de Sékou Touré.
13. Ancien secrétaire d'Etat aux Travaux publics, arrêté et fusillé au
complot de 1969.
14. Kalagban, chauffeur, originaire de Faranah,
devenu gendarme et garde du corps de Sékou Touré avec le
grade de lieutenant.
15. Signalons aussi que Siaka
Touré, sur instructions de Sékou
Touré, fera enterrer vivant un homme, en pleine ville de Conakry,
au cimetière de Dixinn-mosquée, en plein jour.
16. A la fois oncle maternel et beau-frère
du ministre d'Etat Saifoulaye.
17. En langue peuhle : la ville haute, que le uptown anglais rend bien.
18. Il démissionnera même du poste de gouverneur (on disait commandant) de région,
auquel Sékou Touré l'avait
nommé dans une tentative de le rallier, pour mieux le frapper,
le moment venu.
19. C'est Keita Seydou,
ambassadeur en Europe occidentale, qui, faisant de nuit le voyage
Conakry-Labé-Conakry, sera chargé de remettre ce mot à son frère, en réalité son
cousin, Mamadi Keita.
20. Son neveu par alliance Diallo Ibrahima Pilimini avait
lui aussi disparu dans la tourmente de 1969 (« Complot des militaires »).