Auteur, Histoire du Fouta-Djallon : des origines au XXe siècle
Commandant des circonscriptions administratives de Labé et de Kankan. Mort le 5 mai 1972 en détention politique au Camp militaire Soundiata Keita de Kankan
1957 : Dirigeant de la Section labéenne de la Démocratie Socialiste de Guinée (DSG)
dirigée par Barry III
Affecté comme fonctionnaire à Tougué, il ne rejoignit pas son poste. Il écrivit au Gouvernement général de l'AOF pour faire valoir ses droits à la retraite. Incident avec MBemba Diakhaby.
Ibrahima Pilimini Diallo, Thierno Poréko Diallo, son gendre, et la majorité de sa famille le soutiennent.
1958 : Commandant de la Circonscription administrative de Labé. D'octobre à novembre 1958, la tension monte entre lui et la section RDA de Labé dirigée par MBemba Diakhaby et Diallo Téliwel, beau-frère de Saifoulaye. Leurs dissensions sont étalées au grand jour à l'occasion de l'amnistie des prisonniers de droit commun. Un rapport contre lui est adressé à la direction nationale du PDG à la veille de son départ pour une mission officielle en Bulgarie. Son adjoint —neveu et beau-frère—, Daï Diallo, frère aîné de Saifoulaye
Diallo, se charge de déposer le document à Conakry.
Nov. 1959 - Juin 1960 : Commadant de la Circonscription administrative de Kankan. Il encourage les fidèles à commencer à prier dans l'édifice inachevé.
Juin 1960 : Décline sa nomination comme Directeur adjoint du Plan, indiquant son manque de qualification pour le poste. Mais accepte, après intervention de Elhadj Sinkoun Kaba, les fonctions de Directeur de cabinet de l'Intérieur, sous les ordres du ministre Damantang Camara.
31 décembre 1962 : Inspecteur des affaires administratives avec Jean-Paul Alata.
Mars 1963 : Pèlerinage à La Mecque. Fait valoir ses droits à la retraite pour la deuxième fois.
Imam à la Mosquée Karamoko Alfa de Labé. Personnalité forte et influente, patriarche du lignage clanique des Nduyeeɓe du Labé (Dow-Saare, Manda, Kompanya, Daara-Labe, etc.)
Décembre 1970. Accusé d'être un mercenaire de l'attaque portugaise, il est arrêté arbitrairement et immédiatement déféré à Kankan, où il décédera des suites du mauvais traitement et des conditons carcérales.
Il fut détenu en compagnie d'un de ses neveux, Chérif Lariya Diallo. Il confia à celui-ci son regret de ne pouvoir communiquer à sa famille son acceptation du calvaire de la prison. Il y voyait un signe de la compassion d'Allah. Il mourut reconnaissant vis-à-vis de son Créateur, pour lui avoir laver ses péchés ici-bas avant de le rappeler à Lui.