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Camp Boiro Memorial
" Complot " Peul
Déclarations des dirigeants et cadres Fulbhe


El-Hadj Saifoulaye Diallo

membre du Comité Central

Le racisme ne passera pas !


La déclaration ci-dessous sonne le glas de la carrière politique de son auteur, El-Hadj Saifoulaye Diallo . Déjà traqué par un Ismael Touré résolu à être le seul dauphin du régime, Saifoulaye est marginalisé depuis son éviction du Bureau politique national et sa démotion au Comité central. De fait et de droit, il y a fort longtemps qu'il a cessé d'être le No. 2, auquel Bernard Charles, Ameillon et Kaké attribuent la clarté du programme politique et la rationalité de l'organisation du PDG ascendant. Pis, depuis 1971, impuissant, il regarde le couperet tomber sur la tête des membres l'aile gauche du Parti, dont il était le chef file. Des nouveaux-venus, gauchisants mais surtout plus dociles, dont Mamadi Keita et Behanzin, lui ont été substitués. Aujourd'hui [1971], l'étau se resserre autour de lui.

sont mis aux arrêts, soit comme mise en garde, soit comme signe précurseur de son propre sort. Mais El-Hadj Saifoulaye Diallo échappera à la charrettée fatale du Camp Boiro, apparemment grâce à la croyance occulte de Sékou Touré, auquel les charlatans ont fait admettre qu'il était plus salutaire d'épargner son ex-alter ego que de l'immoler.
Cet épisode tragique met fin à 25 ans de camaraderie, d'amitié, entre les deux hommes. Il révèle aussi les désaccords et la rivalité — toujours esquivée par Saifoulaye — mais qu'indiquent les faits et dates suivants :

En juillet 1976 donc, Saifoulaye se résigne à son sort et plie devant l'appel de pied de Sékou Touré contraignant les cadres Fulbhe à condamner le « racisme Peul ». Saifoulaye monte en ligne et prononce ce bref et absurde discours. Conséquence : il n'est plus désormais perçu comme une victime du machiavélisme de Sékou. Il en devient le complice aux yeux des Fulbhe, qui l'appellent le renégat [ 1 2 ]. Après ce discours Saifoulaye est relégué à l'arrière plan. Il meurt quelques 3 ans plus tard, emporté par les sequelles de la tuberculose (héritée d'une maladie antérieure, l'alcoolisme de jeunesse), et ulcéré face à la débâcle d'un régime auquel il avait consacré sa vie.
Sékou Touré lui organise des funérailles officielles et prononce l'oraison funèbre. Derrière la pompe et les honneurs, on n'oubliera cependant pas que Sékou Touré avait décliné d'assiter aux ultimes moments de son ex-ami agonisant, qui l'avait fait appeler. Redoutant peut-être les vérités du mourant, il préféra dépêcher son aide-de-camp, le commandant Doumbouya, recueillir le testament politique de Saifoulaye.
Tierno S. Bah


Camarade Secrétaire Général du PDG,
Camarades militants du Parti-Etat de Guinée,
Les agents de la 5è colonne impérialiste, dans leur travail de sape et de dénigrement du régime populaire et démocratique qu'ils ont décidé d'abattre, ont toujours fait état dans leurs dépositions de ce qu'ils appellent : « la situation particulière du Fouta... » brandissant encore une fois de plus l'arme perfide, du racisme et du régionalisme et du mensonge monté contre la liberté et le bonheur du Peuple de Guinée.

Camarade Secrétaire Général du PDG, à voir de près, ils ont peut être raison de parler de « situation particulière du Fouta »
Nous devons les y aider.

Il faut être un monstre humain, une bête noire, pour trahir et vouloir attenter à la vie de celui qui vous a comblé de bien, de responsabilité et de confiance pour servir le Peuple. C'est la honte pour nous de constater que malgré tout ce que le PDG a fait pour libérer le Fouta et les Fouta de la double exploitation coloniale et féodale, c'est encore, parmi eux que la réaction colonialiste et raciste recrute le plus grand nombre de mercenaires qu'ils arrivent par la Gambie, la Guinée Bissao, le Sénégal ou la Côte d'Ivoire et le Mali avec hélas en tête et, comme éléments de choc, ceux-là qui, au Fouta même doivent encore le plus au PDG, les anciens esclaves, (qui répondent aux noms évocateurs de

C'est la honte de constater que la majorité des Guinéens qui désertent les villes et les campagnes, la Fonction Publique, l'Université, les Lycées et collèges, est encore constituée de Fouta ! Au Sénégal et en Côte d'Ivoire ces deux (2) paradis du colonialisme, au Libéria et en Sierra-Leone, tous les travaux salissants, dégradants honteux et repoussants sont assurés, par les Guinéens à majorité originaire du Fouta. C'est la honte de voir de vieux fonctionnaires Fouta retraités malades, vivre avec leurs épouses dans le dénuement le plus complet quand ils ne se meurent pas à petit feu, dans les centres hospitaliers ou dans leur propre village, alors que leurs enfants, docteurs en médecine (ce sont les plus nombreux), ingénieurs, économistes, électroniciens... etc., au mépris de toute morale se pavanent à Paris, Abidjan, Dakar, Kinshasa, Libreville, où ils vivent quant à eux, dans le luxe et l'opulence, de la trahison de leur patrie et de leurs familles auxquels ils doivent cependant tout. Nous les jugeons aujourd'hui, mais l'histoire les jugera plus sévèrement encore ; c'est la honte de constater que le Fouta tient encore de nos jours, haut levé, le drapeau du navetanat et que chaque année, au moment précis où le pays a le plus besoin de mains valides pour la campagne agricole, de milliers de jeunes Fouta se constituent en groupes de navetanes qui se dirigent vers le Sénégal, d'où bon ou mal, ceux qui reviennent ne ramènent rien d'autre que de la pacotille et surtout les maladies transmissibles... C'est la honte de constater qu'à Freetown, Séfadou, Yenguema, Monrovia, Abidjan, Dakar, Kaolack... etc., la plupart des filles faciles qui font les trottoirs, sont encore originaires du Fouta.

« Ils ont des oreilles, mais ils n'entendent pas ; ils ont des yeux, mais ils ne voient pas... » le camarade Secrétaire Général du PDG, parlant des racistes invétérés a eu raison de dire cela.

Ils ne voient pas ce qui fait la honte de la race Peulhe, ils ne voient pas non plus ce que devait faire sa gloire et sa fierté, ils ne voient que leurs intérêts criminels et ils n'entendent que les ordres gutturaux de leurs maîtres impérialistes et colonialistes.

L'histoire appréciera, l'histoire a déjà apprécié en les condamnant ferme. Dans le cadre de cette même campagne de racisme pour détruire notre régime, nos défenseurs chevronnés du Fouta, parlant des natifs de cette région qui ont rejeté définitivement toutes les formes de racisme et qui restent fidèles à l'idéal révolutionnaire du PDG, ils n'hésitent de dire :

« ceux-là, ce sont des renégats, ils n'aiment pas leurs parents, ils haïssent leurs propres familles, ils n'aiment pas leurs frères et soeurs de même race, ils ne défendent pas les intérêts du Fouta et des Fouta, ce sont des esclaves des autres races guinéennes ... »

et j'en passe... Comme vous le savez, je suis très très bien placé pour dire tout ce qui précède et répondant à l'appel du Secrétaire Général du PDG, nous entendons reprendre une campagne systématique d'information et d'explications dans tous les milieux susceptibles d'avoir été touchés ou susceptibles d'être touchés par le venin de la propagande raciste des agents patentés de la 5e colonne impérialiste. C'est vraiment le cas de le dire, il existe réellement une situation particulière du Fouta, que tout militant honnête originaire de cette région doit voir en face en vue d'entreprendre la recherche d'une solution conforme à l'idéal de notre Parti-Etat, le PDG. Tous les éleveurs, les cultivateurs ou les artisans Fouta qui ont eu à aborder le Chef de l'Etat, soit au cours de ses visites dans nos fédérations, soit à Conakry, savent avec quelle sollicitude il les approche et avec quelle fermeté il réagit contre un responsable qui fait du tort à un paysan du Fouta. L'ensemble des imams du Fouta expriment publiquement et quotidiennement leurs remerciements au Secrétaire Général du PDG pour sa sollicitude constante et l'attention qu'il leur accorde, pour la défense de la vérité islamique. Le camarade Seku Ture oubliant le passé et cela malgré l'opposition de ses compagnons de lutte n'est-il pas allé jusqu'à accorder le pardon à tous les anciens féodaux du Fouta pour leur donner la chance de se racheter au service de la Guinée indépendante ? Cette attitude constante du Chef de l'Etat, c'est seulement sa conscience qui la lui dicte parce qu'ayant choisi l'amitié du travailleur honnête, du faible, du « miskine », ce qui explique son penchant tout naturel pour le paysan Peulh !

Camarade Secrétaire Général du PDG,
Fort heureusement, l'arme du racisme et du régionalisme n'est brandie que par une minorité de pseudo-intellectuels tarés. Les masses laborieuses du Fouta, les travailleurs, les jeunes, les femmes, tous les intellectuels honnêtes — ils sont en écrasante majorité — sont mobilisés au sein du Parti-Etat et resteront éternellement les ardents défenseurs de la Révolution — dont ils ont tout à gagner sous votre haute et lucide direction.
Votre magistrale mise au point faite au Palais du Peuple le 9 août 1976, après l'audition des mercenaires, a instruit et armé tous les militants antiracistes de la Guinée et plus particulièrement ceux du Fouta-Djallon. Votre appel à la vigilance révolutionnaire a été entendu. Le racisme ne passera pas. Le Peuple vaincra.

Prêt pour la Révolution !

Lire la réaction de Elhadj Mamadou Labiko à l'audition de la déclaration de Saifoulaye.


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