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Camp Boiro Memorial
Complot Peul
Umar Dyabate
Le Soli au Fouta
Horoya. No. 2239. 11-18 septembre 1976. p. 20
Camarades militants du Parti-Etat. Depuis les aveux à la fois ahurissants, révoltants et indignes des Telli Diallo, Dramé Alioune et consort qui ont choisi l'arme du racisme, en évoquant une prétendue situation particulière du Fouta, pour exécuter la mission criminelle que leur a confiée l'impérialisme, à savoir, une agression militaire précédée par des assassinats des cadres du Parti-Etat, en vue de renverser notre régime populaire, depuis ces aveux, nous suivons avec une particulière attention, en même temps que l'opinion internationale, les déclarations des cadres d'origine peulh, condamnant les renégats et s'engageant ? laver cette insulte faite au Fouta par les traîtres à la Patrie.
Situation particulière du Fouta, dit-on, et oui, c'est bien une situation particulière créée par les renégats racistes, et qui exige des cadres d'origine peulh, non seulement des déclarations que nous accueillons d'ailleurs avec une satisfaction particulière, mais bien des actes.
En effet, après les solennelles déclarations que nous suivons actuellement, les cadres peulh doivent se rendre au coeur du Fouta-Djallon, dans les arrondissements et P.R.L. pour tenir le langage de l'unité indéfectible, de l'engagement militant et de la vérité révolutionnaire à nos camarade du Fouta, abusés peut-être par le venin du racisme déversé par ces cheytanes qui ont trahi et la patrie guinéenne et la patrie africaine.
Situation particulière du Fouta, bien sûr, la trahison dont fut victime l'almamy Bocar Biro est encore présente dans l'histoire nationale, pour qu'on puisse l'oublier sitôt.
Situation particulière du Fouta, il ne peut en être autrement, car la trahison nationale est alimentée par des fils indignes du Fouta.
Et c'est pour cela, qu'à tous les militants et cadres du Parti-Etat, et ceux originaires du Fouta en particulier, nous lançons un appel pour qu'ensemble nous organisions le Soli au Fouta, au sein de laquelle danse, il n'y aura ni Peulh, ni Malinké, ni Susu, ni Toma, ni Kissien, bref au sein de cette danse rituelle, il n'y aura que les militants guinéens du PDG, ceux-là qui ont choisi l'histoire et ses exigences en déposant les préjugés raciaux et autres tares incompatibles avec la morale révolutionnaire. Au cours de cette randonnée historique pour le salut du Fouta, les cadres peulhs doivent être dans le peloton de tête pour expliquer à nos camarades paysans et artisans peulhs, le tort à eux fait par les traîtres apatrides, et la nécessité de réhabiliter le Fouta-Djallon et l'histoire, par une vie militante réelle, sincère, basée sur l'adhésion loyale et volontaire au programme national d'émancipation et de développement entrepris par notre Parti-Etat.
Que périssent donc tous les racistes, que périssent tous les traîtres, agents de la 5e colonne impérialiste.
Aux camarades cadres des PRL et des sections, des pouvoirs révolutionnaires régionaux et du Pouvoir révolutionnaire Central, l'heure est à la liquidation du racisme. Exécutons fidèlement les décisions de la 36e session du Conseil National de la Révolution, à savoir : poursuite systématique de l'enquête, peine capitale pour les traîtres, et l'épuration des appareils du Parti-Etat à tous les niveaux, pour que triomphe la Révolution.
Nous continuons dans la présente édition la publication des déclarations des cadres peulhs.